« Adyan est une cause ! »

Sur son bureau traînent une Vierge à l’enfant et une carte de l’abbaye du Mont des Cats. Hoda est responsable du programme pour les écoles de la Fondation Adyan. La jeune druze vit son boulot comme un épanouissement personnel aussi bien que professionnel.

« L’aspect religieux, ce n’était pas mon truc. Moi, c’était plutôt l’éducation. Sans éducation le pays n’avancera pas ! Quand un cheikh dit que tous les chrétiens sont des infidèles, quand un prêtre fait faire la carte du Liban avec les communautés religieuses, on ne peut pas avancer. L’éducation est la réponse. C’était la cause pour laquelle je me suis engagée comme volontaire. J’ai commencé comme coordinatrice en 2008.

Le dialogue islamo-chrétien est devenu ma lutte. On peut parfois se perdre dans sa cause. Je restais jusqu’à minuit au bureau. J’ai fini par être en surmenage sans me rendre compte que si je ne me développais pas à côté, ma cause ne se développerait pas.

A Adyan, j’arrive à trouver un équilibre entre le combat pour une cause qui dépasse un engagement professionnel et le reste de ma vie. Cela me permet de vivre en paix avec moi-même. Je n’ai pas à trouver une autre satisfaction par un engagement solidaire par ailleurs.
Dans mon travail précédent, les ressources financières étaient plus importantes. Je remplissais des ambitions professionnelles mais j’avais un manque au niveau de l’engagement.

A Adyan, c’est une façon de vivre au quotidien. On n’est pas dans le dialogue des colloques et des conférences. Je ne parle pas du vivre en commun alors que moi je ne le vis pas dans ma maison. A Adyan, on le vit de manière très authentique. Chacun peut vivre un sentiment d’appartenance à sa propre communauté. On vit avec ses différences. Et j’aime ces différences ! Cela apporte une satisfaction personnelle, en dehors de la satisfaction professionnelle que pourrait apporter n’importe quel job. »

À propos de ALFred

fredofaith
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